Les accidents de la vie nous offent la possibilité de se dire autrement, de passer outre le bien pensant, le bien disant. Alors, avec bonheur, on réalise, on crée du beau pour soit, du beau qui nous remplit, nous sourit, nous ensoleille.
Les accidents de la vie nous offent la possibilité de se dire autrement, de passer outre le bien pensant, le bien disant. Alors, avec bonheur, on réalise, on crée du beau pour soit, du beau qui nous remplit, nous sourit, nous ensoleille.
Encre-terre-et-mer
Encre-terre-et-mer

 

Les accidents de la vie ont parfois cela de bon qu'ils nous révèlent à nous-même. Et on "produit" une denrée autre qu'utile, juste gratuite. Alors on réalise, on crée du beau pour soi, du beau qui nous remplit, nous sourit, nous ensoleille. On fait coïncider l'intérieur profond et les sens. On s'aperçoit que l'on est très loin d'une esthétique supposée par le bon sens commun. Qu'à cela ne tienne...

Quel bonheur de passer à l'acte en passant à l'"art". Passer à la création, contempler son reflet, celui de son âme à travers quelques traits à l'encre de Chine, quand les entrelacs expriment les méandres sombres et lumineux de nos profondes turpitudes.

Se remplir en les regardant prendre forme est un nirvâna que je souhaite à tous, une expérience forte, inoubliable parce que bienfaisante et constructive.

 

 

Avant d'enfiler mon scaphandre pour sonder les abysses, j'ai contemplé l'océan qui s'étendait jusqu'à l'horizon ondulant au gré de la houle. J'imaginais les tentacules des méduses se balançant entre deux eaux, le corps gonflé pour mieux exhiber d’invraisemblables formes.

Il est temps de descendre les rejoindre dans un rêve couleur d'eau...

 

 

 

Au loin, quelques surfeurs aux manoeuvres fluides se fondent dans le paysage marin.

Un autre monde...

Quel bonheur de s'inviter dans ce carnaval pélagique, au hasard d'une descente, entourée d'ombre et de silence.

Chacun a revêtu son costume bigaré.

La seule musique est celle du rift que le noyau terrestre titille. Quelques fumeroles s'en échappent, encourageant une folle danse de la faune présente. Les tentacules et les nageoires ondulent en rythme.

Des mollusques ont abandonné leur coquille qui repose mollement sur le fond sableux; ils composent un décor de fête.

Ces tableaux gigantesques ondulent au gré des courants sous-marins.

J'ai découvert pour mon plus grand plaisir le travail d'Alexander Semonov, biologiste et photographe sous-marin.

Ses fabuleux clichés de méduses m'ont fascinée et m'inspirent.

Alors je les dessine,  en tachant de restituer à ces témoins d'un autre temps, la grâce  hypnotisante et le mouvement lent et délicat des tentacules.

 Tout est flou.

Les sédiments roulent sur les pentes du rift.

  Des organismes luminescents  ponctuent ce cheminement intérieur.

 

 

 

 

 

L'érosion des terres immergées se substitue bientôt à l'argile et aux boues aveuglantes.

Atteindre les îles du Cap Vert implique une lutte contre le courant des Canaries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Prenant pied sur la terre ferme,

            on entend au loin

       le rythme des tam tam. 

 

 

Sur la plage, entre les barques,

des toiles tendues entre

des piquets racontent la vie, couleur d'ébène

ou couleur de sang

 

 

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© Corinne Parouty